COP22 : L’environnement, priorité du Maroc.

Projet écologique récompensé par l’ONU, à Boutmezguida, dans la région de Sidi Ifni. 600 mètres carré de filets posé sur une montagne, chargé de récolter le brouillard et d’alimenter en eau potable.

Un mécanisme astucieux permet de récolter le brouillard qui vient, de la mer, se déposer sur les filets. Les gouttes sont ensuite récoltées dans une rigole, qui alimente un réservoir où l’eau est traitée, avant d’alimenter cinq villages.

Aissa Derhem de l’ONG Dar Si Hmad, a attendu douze ans pour venir à bout du projet auquel personne ne croyait.  » Quand on est venu pour la première fois, les gens pensaient qu’on venait pour chercher des trésors, et le trésor c’était le brouillard.  »

Ce projet a permis de ravitailler et ainsi changer la vie de centaines d’habitants chez qui, désormais, l’eau arrive directement au robinet.

 » Avant on faisait des allers-retours pour aller chercher l’eau dans les puits, c’était après le travail dans les champs et c’était très dur  » explique une habitante.

Autrefois montré du doigt, le Maroc redouble désormais d’efforts afin de montrer qu’il est bien sur la route du développement durable. En début d’année, le royaume a inauguré une des plus grandes centrales au monde près de Ouarzazate. 600 millions d’euros d’investissements, afin d’alimenter à terme, plus d’un million d’habitants.

La protection de l’environnement passant aussi par l’interdiction, les sacs plastiques sont désormais proscrit dans tout les supermarchés. Des sacs en tissus et des cartons recyclable sont mis à la disposition des clients.

Autre initiative concrète, la restauration des hamams. Ces bains publiques indispensable pour la toilette d’une grande majorité de marocains, sont en train de faire peau neuve. Ils fonctionnaient jusqu’à présent au feu de bois qui est très polluant et très gourmand en énergie.  » 10 000 hamams qui consomment une tonne de bois par jour, ça fait à peu près 3 millions de tonnes de bois à consommer pour la chaufferie des hamams  » explique, Mickaël Benhaim, ingénieur dans les énergies renouvelables.

Désormais, place à une chaufferie très moderne, où le bois à été remplacé par des déchets végétaux tels que des noyaux d’olives, des coquilles d’argan concassées, des coquilles d’amandes ou encore des noyaux d’abricots. Un système couteux – 100 mille euros – mais qui a permis de réduire de 60%, la facture annuelle du hamam qui l’utilise.

 

Mohammed Tabit389 Posts

Directeur technique du groupe discovery morocco.Entrepreneur web et dévelopeur marocain.

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