Le Brexit et Gibraltar : Quels enjeux pour Ceuta/Mellila ?

La Première ministre britannique Theresa May a signé, officiellement, le document actionnant officiellement le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) que les conflits territoriaux commencent.

Les Britanniques et les Espagnols se sont longtemps disputés autour de la souveraineté du rocher de Gibraltar. La Grande-Bretagne a même évoqué la guerre des Malouines.

Gibraltar n’a pas voté pour une sortie de l’Union Européenne, de plus, le rocher a prospéré en partie grâce à cette Union (tourisme, casinos, commerce de gros). Le président du Conseil Européen Tusk souligne que le statut de Gibraltar doit passer par des négociations UE-UK, c’est-à-dire entre l’Espagne et le Royaume-Uni

Une déclaration qui met le feu aux poudres entre les deux royaumes. Les autorités espagnoles profitent de l’occasion pour proposer une double souveraineté entre l’Espagne et le Royaume-Uni pour préserver les accords liant Gibraltar à l’UE.

Quid du Maroc ? 

Le destin de Gibraltar a souvent été mêlé à celui des enclaves de Sebta et Melilla. Dans les années 80, le roi Juan Carlos aurait même déclaré aux autorités britanniques: « Si l’Espagne récupère Gibraltar, le roi Hassan II demandera immédiatement le retour de Sebta et Melilla à l’autorité de Rabat ».

Actuellement, le Maroc ne peut réclamer Sebta et Mellilia face au dossier du Sahara et le statu-quo sur Gibraltar et les enclaves devraient se maintenir. En effet, se retrouver face à deux pays hostiles (Espagne/Algérie) et déclarer la guerre à un pays de l’OTAN serait un suicide programmé. Toutefois, l’Espagne sait que le Maroc dispose d’instruments de pressions pour le retour de l’enclave sous la souveraineté marocaine : la livraison d’eau et d’électricité, la migration subsaharienne etc.

En réalité, le Maroc a davantage intérêt à concentrer ses efforts pour un réglement définitif du problème du Sahara pour pouvoir venir avec ses conditions face à l’Espagne.

La crise de l’Ilot Leila a démontré que le Maroc disposait uniquement de deux soutiens européens : France et Portugal. Au niveau arabe, seul l’Algérie avait soutenu le colonisateur espagnol allant jusqu’à réclamer des sanctions contre le Maroc.

 

 

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