Maroc : convocation de l’ambassadeur américain après un rappport scandaleux

L’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, a été convoqué mercredi, après la publication le mois dernier du rapport annuel d’Etat sur les droits de l’homme, jugé «  véritablement scandaleux  » d’après Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, car «  passant de l’apporximation de l’information à son invention pure et simple, et de l’appréciation erronée au mensonge caractérisé » .

Dans un communiqué, le ministre marocain fait observer que «  les sources exclusives utilisées sont peu fiables et politiquement hostile « . Il précise que  » depuis quelques années, le gouvernement marocain n’a cessé d’attirer l’attention des autorités américaines sur le manque de rigueur et le caractère biaisé et décalé des réalités du rapport du département d’État sur l’état des droits de l’homme « . Le ton se fait encore plus mordant.  » Le Maroc ne peut pas accepter que l’on  » fabrique  » des faits, que l’on  » monte  » de toutes pièces des «  cas « , et que l’on fomente des allégations pour des motivations politiques obscures « .

Le communiqué souligne que «  ce faisant, le Maroc, confiant dans l’évolution de son modèle de société conçu et mis en œuvre par les marocains, pour les marocains, et qui n’accepte de leçons de personne, n’a jamais été allergique à la critique constructive ni au reproche fondé et objectif « .

Le ministère indique qu’ «  en raison de son caractère foncièrement subjectif et particulièrement préjudiciable, ce rapport a fait l’objet, au cours des dernières semaines, de réunions entre le ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad et l’ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Dwight Bush Sr « . Il précise qu’  » ainsi, les cas mentionnés ont tous été passés en revue, et des démonstrations argumentées ont été faites pour souligner leur caractère complètement infondé. Des preuves tangibles ont été fournies pour démontrer le caractère fallacieux des allégations avancées dans le rapport « .

«  Les autorités marocaines ont aussi relevé la tendance du rapport à verser dans une espèce de  » recyclage «  d’allégations obsolètes ayant pourtant fait l’objet d’explications et d’éclaircissements nécessaires « , note le ministère pour qui  » un tel exercice de bourrage, s’inscrivant à coups d’approximation et de contre-vérités, dans une démarche d’inquisition, gratuitement et foncièrement anti-marocaine, suscite plusieurs interrogations « .

Un rapport en décalage ?

Publié le 13 avril dernier par le département dirigé par John Kerry, secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, le rapport annuel détaillé sur l’état des droits de l’homme critique la situation des droits humains au Maroc. Des problèmes persistants tels que la corruption, l’usage escessif de la force,ou encore la pratique de la torture sont évoqués par les rédacteurs dans ce fameux rapport. Une dizaine de jours après la publication du rapport, Mohamed Salah Tamek, directeur général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR), a réagi en réfutant les allégations contenues dans le document qui met le doigt en particulier sur le système carcéral, notamment sur la détention arbitraire et les mauvaises conditions de détention.

«  Le Royaume est prêt à aller jusqu’au bout, quitte à saisir les plus hautes autorités dans les différentes institutions nationales américaines « , souligne le communiqué du ministère de l’Intérieur, précisant que «  le Maroc se trouve contraint d’explorer toutes les voies possibles pour dévoiler les dérapages de ce rapport « .

(Source Al Huffington Post, Telquel.ma)

 

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