Algérie : grève des commerçants « sapées » par des émeutes.

Dans la région de Béjaïa, dans le nord de l’Algérie, des commerçants se mobilisent sur une nouvelle loi de finances 2017, visant à permettre de réduire le déficit public de l’État à la suite de l’effondrement des cours pétroliers.

Ont augmenté au 1er janvier, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l’impôt sur le revenu global (IRG), les taxes sur les permis immobiliers et les tarifs des carburants.

Les commerçants avaient prévu, ce lundi, de garder leurs rideaux fermés pour marquer leur opposition aux nouvelles mesures de finances, rejoint par les citoyens également opposés à cette loi. Une mobilisation malheureusement effacée par de violentes émeutes. En effet des affrontements entre jeunes et policiers ont eu lieu, entraînant de ce fait, le pillage d’un magasin, l’incendie d’un bus et d’un fourgon de police. Ces derniers ont d’ailleurs eu recours aux gaz lacrymogènes.

 » […] Nous nous sommes organisés de notre propre chef, parce que nous estimons que nous ne pouvons plus compter sur l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Toutes les demandes que nous avions formulées auprès de cette instance pour faire entendre notre point de vue a été entendu et nous n’attendons plus rien d’instance proche du pouvoir, comme ce syndicat. Il a perdu toute crédibilité à nos yeux. Pour cette grève, nous avons lancé l’appel via les réseaux sociaux, que l’UGCAA à d’ailleurs condamné. Nous nous sommes passés le mot, entre collègues. Je ne sais pas qui est à l’origine de l’appel.  » confie un commerçant.

Pour rappel, la loi finance prévoit d’augmenter la taxe sur la valeur ajoutée de 17 à 19 %, la taxe intérieure sur la consommation pour les tabacs, et de réduire les ùsubventions sur les prix des carburants, entraînant de ce fait, un ras-le-bol général.

 

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